Cerise sur le gateau, chapeau pointu, étincelant ; cela tourne, la musique: je ne peux pas m'empêcher de faire "Oh !"
Des détails auxquels enfant, trop fébrile de gagner la place convoitée, trop ensevelie dans le rêve, je ne prêtais pas vraiment attention.
Une gondole vénitienne rappel évocateur des origines méridionales des fêtes foraines
Chevaux de bois multicolores : mes "dadas"
Un Carroussel se distingue d'un simple manège par des plateformes et la présence d'une galerie désservie par un imposant escalier comme celui-ci.
Pas de vrai carrousel sans son orgue
Décoration intérieure du chapiteau ! le rouge du moulin surtout exerce une attraction inévitable chez l'enfant qui reste en nous
Ces rosaces début du (vingtième) siècle, aux couleurs tendres comme des bonbons participent à la magie
D'un conte on doit souvent tirer une morale ... Sans avoir l'air d'y toucher, une fête foraine est une leçon de vie : premiers pas vers l'indépendance, comment se perdre, comment se retrouver, évoluer, monter puis redescendre, Et ces leçons, comme toute chose, ont un prix.
On retrouve une réplique du Carousel sur la rive gauche de la Seine, de l'autre côté du Pont d'Iéna, au pied de la Tout Eiffel.
Les Jardins du Trocadéro et le Palais de Chaillot ont été construits à l'occasion pour l'Exposition Universe.
A l'origine, des jardins recouvrent le site d'un couvent de la Visitation détruit après la Révolution.
Louis XVIII en son temps, rêve d'édifier sur les lieux une "Villa du Trocadéro" en l'honneur de la prise du Fort de Cadix par les Français en 1823, visant à restaurer la monarchie absolue en Espagne.
Dans cette optique, un "Palais du Trocadéro", de forme semi circulaire et d'inspiration mauresque est édifié pour l'exposition universelle de 1878
Plus tard, Napoléon conscient des effts bénéfiques des parcs anglais pour combattre les effets du stress urbain , charge le Préfet Haussmann d'aménager des espaces verts tels que les Buttes-Chaumont, le parc Montsouris, le parc du Champs de Mars, les Bois de Boulogne et de Vincennes).
A l'occasion de l'Exposition universelle de 1937, le Palais de Chaillot est édifié sur les fondations de l'ancienPalais du trocadéro en reprenant la forme circulaire de ses ailes ; l'ancien bâtiment est recouvert d'imposantes façades néo gothiques. A l'emplacement actuel des jardins des pavillons réprésentant différents pays sont construits le long de la Seine
Je me trouve chaque fois envoûtée par le charme qui se dégage de ces jardins latéraux abreuvés par une petite rivière en lacets , plantés d'une végétation luxuriante (maronniers, pins, ...
Ce chemin incite à des descentes en rollers, vélos et planches à roulettes
Parterre de fleurs et vue sur l'esplanade, entre les deux ailes "de Passy" et de "Paris"
La " fontaine de Varsovie" (aménagée par l'architecte Roger Expert) débouche sur une place du même nom. Une série de huit fontaines descendent en cascade déversant leurs eaux dans un grand bassin (ou les soirs d'été, quelques touristes éxcentriques prennent parfois la liberté de patauger, sous les jets illuminés par des effets de lumière crachés par les 20 canons à eaux.
aujourdhui , je renonce à m'extasier, aux termes de quêtes laborieuses, sur quelque pousse squelettique émergant péniblement d'une nature parisienne toujours pelée. Pluie ou beau temps, ces conversations d'almanach ont le mérite de nourrir un vide certes, mais pas celui de nourrir son homme .
Les jours se suivent, les années passent lentement. Elles se ressemblent toutes, nous enfonçant toujours davantage dans une interchangeabilité opaque et gluante, nous précipitant sans mot dire en direction d'un mur nu. Les décennies s'envolent par poignées. Le mot d'ordre est constant : "le temps presse," "dépêchez-vous". Et sans transtion aucune, à tout instant, à tout propos, des voix impérieuses vous commandent de "patienter." Sous quels diktats mentaux et matériels sommes-nous enchaînés ? La vie suit son cours, elle passe, et puis un jour elle nous dépasse.
Nourrie "ad nauseam" de bons sentiments, incrédule devant de multiples promesses jetées en pâture à la va-vite, emportées au loin comme les feuilles d'automne, (parcequ' aucune attention n'a préalablement été prêtée aux inconnues de l'équation), je parts activement à la recherche d' une grande explosion de couleurs et de douceur.
Je fais fi du printemps, et m'arroge le droit grâce aux pouvoirs de l'imagination, de retenir le temps, quelques minutes, le temps qu'il me plaira.
Je m'autorise ce flash back ! il y a quelques mois, on aurait dit le soleil.
Nature et culture cohabitaient sans heurt, lovées dans un enchevêtrement de dentelles.
Aujourd'hui, la vie semble vouloir s'évader des limites imposées
Destination New-York ou Paris, que sais-je.
Nous voici rendus au Printemps. Peut-on encore cette fois, espérer y échapper ?
Je passe et poursuis inexorablement une route, à la recherche d'un événement imprévisible, 'inédit, qui pourrait me renvoyer à un cheminement de pensée plus personnel : rencontre, étonnement, curiosité, questionnnement, révélation, ouverture
Est-ce l'effet de quelque pouvoir occulte ou d'une volonté enfouie, quelque chose s'impose à ma perception immédiate, telle une pépite en plein boulevard Haussmann
Des enfants jouent. Il s'agit bien d'un square ; il porte le nom du dernier des Capétiens,
Quatre rues circonviennent ce petit îlot de verdure :
rue Pasquier, rue d'Anjou, rue des Mathurins, et boulevard Haussmann.
Elles se caractérisent par imposent par une suite ininterrompue d'
immeubles d'habitations cossus, de sièges des grandes banques dont les guichets se trouvent au premier étage (les compagnies d'assurance se situant rue Lafayette, dans le prolongement) ...
Le baron Haussmann devenu préfet sous le deuxième Empire, révolutionna Paris en perçant les grands boulevards existant alors pour construire ce grand axe urbain tout droit, de deux kilomètres et demi prenant sa source à l'Opera et débouchent au pied de l'Etoile (avenue de Friedland, pour être plus précis).
Il répondit en cela à un souci de réorganisation pour la ville exprimé dès la Révolution et confirmé sous Napoléon III dans la deuxième moitié du XVIIIè siècle.
Pour satisfaire des nécessités de salubrité et de circulation qu'entrainait une concentration urbaine croissante, on expropira massivement, les habitations construites sur les ponts furent rasées, l'heure était à la création de grands espaces. 'Rien ne semble avoir été prévu déjà à l'époque pour les classes les plus pauvres que l'on commença à délocaliser à la périphérie de Paris.
Ainsi furent posées les bases du "Paris moderne" révélée au monde entier, que nous connaissons.
Immeubles imposants en pierre de taille, parfaitement alignés, façades fleuries s'offrant au regard. corniches abritant des créatures allégoriques, balcons ventrus sculptés en fer forgé, pour les "étages nobles", (au deuxième et au cinquième)
et ici, planté au milieu de nulle part, dans ce petit jardin, le fronton d'un édifice m'indique qu'il s'agit bien d'une construction circonstanciée
L'endroit est habité de figures illustres (dont Charlotte Corday et la Comtesse du Barry). Il s'agit de l'emplacement de l'ancien cimetière de la Madeleine où étaient ensevelis les suppliciés de la guillotine (dont le roi et la reine en personne).
A l'occasion de début des remaniements de terrains, peu après la Révolution, cet endroit fut racheté par un propriétaire qui s'attacha à retrouver le lieu d'ensevelissement exact du roi et de la reine, qu'il entoura d’une haie de charmille, de deux saules pleureurs et de cyprès.
Une vingtaine d'années plus tard, Louis XVIII, tenant à honorer la mémoire de ses aileuls, se porta acquéreur du terrain. Il décida de faire transporter leurs restes dans la nécropole royale de Saint-Denis et fit ériger par Fontaine, architecte de Napoléon la "chapelle expiatoire" sous laquelle les autres corps suppliciés retrouvés dans le jardin furent rassemblés.
La chapelle, joyau de l'architecture néo-gothique (sur la gauche, et non visible sur la photo), vaut le détour, m'a-t-on dit. Elle fait actuellement l'objet de travaux ; il ne m'a malheureusement pas été possible d'y pénétrer.
Une rencontre échappe souvent à toute logique. L'horloge n'a qu'à bien se tenir.
L'argent se fait rare dans les comptes en banque et porte monnaies, du moins dans certains pays (dont les Etats-Unis d'Amérique), où ceux qui en possèdent la cachent, on ne sait trop pourquoi.
Plusieurs Etats d'Amérique du Nord ont déjà dû faire des émissions de papier-monnaie. D'autres annoncent qu'ils vont suivre le mouvement, et les collectionneurs sont dans la joie.
Si le printemps était proche,
Si les élans de mon coeur allaient être comblés,
S'il y aurait toujours un chien perdu quelque part ....
Je suis allé trouver Alliz, qui a installé sa caravane en face du cimetière du Père-Lachaise.
Sa carte de visite laisse songeur. Je marque un temps d'hésitation : sait-on jamais !
"Allize, messager des tarots, mage des Forains de France
Allize est issu d'une lignée de cartomanciennes originaires de la tradition des gens du voyage. C'est l'arrière petit-fils de Madame Jeanne, célèbre diseuses de Bonne Aventure des fêtes foraines de France au début du XXè siècle".
Rassurée et empli de confiance dans l'avenir, j'ai poursuivi mon petit tour avec une confiance renouvelée.
Sont-elles repésentatives des profondeurs de l'âme, ces fresques murales ?
et le Boulevard de Charonne, riche en senteurs et en couleurs les jours de marché.
Aujourd'hui, il fait beau , mais les parapluies peuvent s'ouvrir comme des fleurs.
Il nous faut réffreiner encore nos envies de printemps
Entre deux rafales, j'entraîne la Maîtresse...
Nous traversons le boulevard de Ménilmontant, nous glissons rue des Bluets, paralèlle à la rue Oberkampf, mais tellement plus tranquile
Contre toute attente, je découvre la lumière au bout du chemin
Contrairement aux poncifs communément admis, une impasse peut déboucher sur autre chose
es murs nus peuvent être habités
La fiction peut parvenir à s'imposer
A notre gauche, un espace de jeux entouré d'arbres,
A droite : cette grappe de raisins "revistée" : Les petits bars à vins de la rue Oberkampf se trouvent au bout de cette petite place
C'est ici où commencent les "fièvres du samedi soir"
A la sortie de la ligne 14 entièrement automatisée du métro, la station porte le nom évocateur des la vocation première des lieux " Cour Saint-Emilion".
Me voici au Village de Bercy. Mais ce n'est pas là que me mènent mes pas. Je pénètre dans le parc du même nom, qui respire doucement dans son sommeil.
Voici "le jardin romantique" avec ses constructions de dunes et son bassin bordé de nénuphars habité par des poissons.
Une passerelle sépare la première partie de la deuxième partie du parc
Il semble que des oiseaux aient su tirer partie d'un noeud dans l'écorce de l'arbre pour y confectionner une mangeoire
La "maison du lac", (où sont données des conférences), c'est derrière nous, dans le "jardin romantique". Ici, nous approchons une autre demeure
La maison des jardiniers où sont prodigués des conseils de jardinage aux enfants. Une serre abrite des spécimens de régions tempérées.
Portail de la maison des jardiniers donnant accès au potager des enfants. Les rails qui conduisaient les convois de l'exploitation vinicole du village de Bercy jusqu'au centre de Paris, sont encore là.
La tempête a malheureusement détruit les tentatives de plantations. Mais aux douze coups du printemps, elles renaîtront.
Quatre fois par jour, on prend laisse, clé, un peu de sopalin en cas de besoin et l'appareil photo. Mes sens sont aux aguets, tout en émoi, je flaire la découverte.
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On a voulu ordonnancer un quartier autrefois réputé pour sa convivialité, ses romances, sa gouaille bon enfant pour y implanter des logements qui ressemblent à des casernes. On a détruit des immeubles familaux pour faire "du neuf", "du beau". Dès les années 50, le béton à coulé à flots. Une grande partie des habitants ont été "relogés" dans du "social" ou relégués au loin.
Où sont passés les artisants ? Où sont passés les bougnats, les marchands de bois, les négociants en cidre ? Reste-t-il trace de toute cette fraternité corporative, de cette vitalité qui rythmait les journées ? Par moments, au détour inattendu d'une ruelle, le passé nous rattrape en un clin d'oeil.
Ménilmontant c'est une mosaïque disparâtre où se cotoient pierre de taille, vestiges art nouveau, crépis art déco, ateliers industriels avec verrières armées de barres métalliques horizontales et verticales, vastes allées de maronniers bien alignés, petites ruelles en virgule, . Choqués, déconcertés : oui, au premier coup d'oeil.
Ménilmontant s'est trouvé tout au long de son histoire en constante mutation : campagnarde depuis le moyen âge, elle évolue au cours du XVIIIe siècle du fait de l'exode rural et de l'arrivée des parisiens attirés par "la campagne". Le quartier doit s'adapter rapidement et sans qu'aucun plan n'ait été tracé : voies privées, grands boulevards, petits immeubles villas, cohabitent de façon anarchique
Ces nouvelles couches sociales ont attiré artisans et négociants. Puis, les découvertes des carrières de gypse appellent carriers et plâtriers. L'ère indstriellle attire une population d'ouvriers. Les guinguettes se mettent à fleurir au pied du Mur des Fermiers Généraux (côté Paris on paye des taxes sur les denrées importées,et non pas de ce côté ci).
Il fait bon vivre ici hors de portée des taxes mais aussi des loyers exhorbitants pratiqués à Paris.
1804 : Pour des raisons d'assainissement les cimetières de Paris sont tranférés dans les faubourgs. La tombe d'Héloise et Abélard est tranportée au cimetière du Père Lachaise qui se transforme dorénavant en lieu de tourisme et de promenade.
1860 : les faubourgs Belleville-Couronnes-Ménilmontant sont rattachés à la capitale et deviennent le vingtième arrondissement de Paris.
Souvent au détour d'une rue, quelques étincelles du passé surgissent. Des étoiles s'éteignent; mais le soleil se lève tous les jours au pied de la rue de Ménilmontant.
Paris nous ayant concédé hier après midi, la grâce de quelques rayons de soleil, nous avons pris laisse et appareil photo et avons mis le cap sur "Campagne".
Notre campagne ne nécessite aucun gaspillage de carburants, pas d' attentes interminables dans les embouteillages, de fiévreuses cogitations, ni de fastidieuses préparations.
On la trouve tout simplement en bas de chez nous, à quelques mètres seulement des boulevards extérieurs, (surnommés "les Maréchaux", portent tous le nom d'un général d'Empire).
Métro Porte de Bagnolet, Place Edith Piaf . Place Octave Chanute (ingénieur franco américian pionnier de l'aviation, au même titre que Blériot ou Ader. Enfin, on gravit courageusement les quatre-vint marches de l'escalier de la rue du Père Prosper Enfantin ( fondateur du "Secours Mutuel)
Un triangle de paix et de verdure : rue Iréné Blanc, rue du Capitaine Ferber, rue du Capitaine-Tarron. C'est une butte sur laquelle sont juchées une petite centaine d'habitations.
Cette "cité" un peu particulière a vu le jour en 1906, Une association "La campagne à Paris", racheta les terrains d'une ancienne carrière de gypse situés près des fortifications ; ces terrains étant instables, aucun promoteur ne voulait se risquer à édifier un immeuble. L'association préconisa la construction d'habitations d'une hauteur de deux étages destinées, aux ouvriers.
Il leur fallut attendre la fin de la première guerre mondiale pour pouvoir s'y s'installer. Les prix se sont envolés et les maisons transmises de parents à enfants, d'enfants à amis
Nous déambulons transuilement au hasard de ces petites rues pavées en forme de virgules bordées de pavillons fin XIX recouverts de lierre ou de glycine, et risquons des regards furtifs en direction des jardinets attenants protégés par une petite barrière, en bois, fer forgé ou métal qui recèlent d'accacias, forsythias, lilas ...Nous en respirons les senteurs , les chants d'oiseaux nous parviennent sans encombre. Les voitures sont rarissimes tant il est vrai que l'îlot n'est accessible pour sa plus grande partie que par des escaliers.
Cet été, sur le parvis de l'Hôtel de Ville,
Paris invitait le jardin à entrer dans la cité
On se prenait à fredonner les paroles d'une chanson de Charles Trénet
"C'est un jardin extraordinaire"
Compositions végétales
exclusivement composées d'éléments naturels
Cet hiver, sur mon balcon
La neige a recouvert les géraniums de ses flocons. Ils tiendront bien quelques heures...
A bientôt, donc.Je ne manquerai pas de visiter le tien.L'amitié que je ressens vis à vis de certains voxeurs ont... read more
on Interlude au milieu des Jardins du Trocadéro